mai 13 2008

Perl & PHP : plus rapide à installer sous Windows que sous GNU/Linux…

Tag: ActualitésSylvain @ 13:57

Et la marmotte vous allez me dire ? La marmotte en l’occurrence c’est Microsoft qui nous offre deux screencats censés démontrer la facilité de Windows et le gain de temps procuré comparé à une solution GNU/Linux. Si l’on s’en tient à ça, pourquoi pas, c’est même intéressant mais quand il y a parti pris, c’est plutôt risible qu’autre chose. ;-)

Pour leur « démonstration », les ingénieurs de Microsoft ont utilisés ce qui semble être un Windows 2003 Server 64 bits ainsi que la version 7.04 d’Ubuntu en 64 bits également.

Commencons par détailler le screencast Windows : celui-ci démarre par l’installation de Perl en mode CGI accompagné d’un script de test, pour cela, ils ont eu besoin d’un double clic, de 32 clics et de 4 commandes à taper puis ils sont passés à l’installation de PHP, toujours en mode CGI, accompagné lui aussi de son script de test et qui a nécessité quant à lui, 5 double-clics et 18 clics ce qui fait au total : 6 double-clics, 50 clics et 4 commandes à taper !!!

Passons maintenant au screencast Ubuntu : les ingénieurs de Microsoft ont commencés par installer PHP en tant que module Apache ce qui a nécessité : 1 double-clic et 2 commandes à taper puis ils ont réitérés la chose avec Perl, toujours en tant que module, l’installation a nécessité 1 double-clic et 5 commandes à taper ce qui donne au total 2 double-clics et 7 commandes à taper.

Rapidement, en tant que Linuxien convaincu, on pourrait dire qu’ils se sont bien plantés dans leur « démonstration » vu la facilité avec laquelle Perl & PHP ont été installés sous Ubuntu comparé au cliquodrôme Windows qui nous fait perdre plus de temps qu’autre chose ! D’ailleurs, si l’on s’en tient aux chiffres, le screencast Windows est 20 secondes plus long que son concurrent !

Cependant, leur but était de faire peur aux aficionados de Windows en leur montrant de la ligne de commande, chose qu’ils n’ont pas l’habitude de pratiquer et qui par conséquent, fait peur. Le fair-play aurait été de mise, ils auraient, sous Ubuntu, installer Perl & PHP avec Synaptic et copié les fichiers avec Nautilus mais ça aurait été trop simple. ;-)

On peut remarquer également que sous Windows, les programmes d’installation étaient déjà téléchargés sur le bureau alors que sous Ubuntu, tout est téléchargé durant le screencast sur les serveurs de la distribution ; imaginez maintenant le temps qu’il aurait fallu pour télécharger les deux programmes d’installation sous Windows : lancer le navigateur, surfer sur les sites de PHP & Perl, trouver l’espace de téléchargement, télécharger les versions correspondant au système d’exploitation, mine de rien ça aurait pu doubler le temps de leur screencast ! ;-) Tout ceci sans compter le fait que pour les futures mises à jour de ces logiciels, il aurait fallu tout rechercher sur internet et tout réinstaller laborieusement alors que sous Ubuntu, les mises à jour se seraient faites quasi automatiquement ! :-)

Autre différence : en tant que Windowsiens pur & dur, ils tournent sous le compte administrateur alors que sous Ubuntu, bien évidemment, c’est un compte utilisateur avec lequel il faut utiliser « sudo » pour exécuter des commandes privilégiées : c’est tout bon pour Microsoft car ça rallonge les lignes de commandes et on peut facilement faire semblant de l’oublier pour provoquer une erreur comme ils l’ont fait lors du changement de droits sur l’exemple Perl avec « chmod ».

Ils sont bien rigolos aussi au niveau de l’édition des fichiers : une fois ils utilisent Gedit, une autre fois ils utilisent pico en ligne de commande qui, il faut l’avouer, est plutôt moche à voir. Rien de tel pour embrouiller un Windowsien !

Une dernière chose : sous Windows, ils installent les applications en mode CGI alors que sous Ubuntu, celles-ci sont installées en tant que module ce qui est grandement avantageux niveau performances ; pourquoi n’ont-ils pas installés Perl & PHP en mode ISAPI (équivalent des modules d’Apache) sous Windows ? Tout simplement parce que ça aurait complexifié l’installation et rallongé leur screencast, ce qui n’était pas leur but ! ;-)

Bref, tout ceci n’est qu’une bonne blague de la part de Microsoft, j’attend les screencasts suivants avec impatience, pas vous ? ;-)

Sources :


mai 09 2008

Fermeture définitive d’O'Reilly France

Tag: ActualitésSylvain @ 13:46

Triste nouvelle qui est tombée hier : les éditions françaises d’O’Reilly, qui nous publiaient d’excellents ouvrages informatiques en français, viennent de fermer définitivement suite à un trop faible volume de ventes.

Sources :


mai 06 2008

Se balader efficacement dans les répertoires avec Bash

Tag: Debian GNU/Linux, SystèmeSylvain @ 17:55

Se balader dans les répertoires à partir d’un shell peut vite devenir fastidieux si l’on ne connaît pas quelques raccourcis, en voici quelques-uns qui vous ferons gagner du temps.

Tout d’abord, commençons par un petit rappel pour les plus néophytes d’entre nous : le changement de répertoire. Nous avons ici, respectivement, l’entrée dans le répertoire « test » puis le retour au répertoire parent grâce aux « .. » :

user@gnusquad:~$ cd test
user@gnusquad:~/test: cd ..
user@gnusquad:~$

La base étant rappelée, passons aux astuces plus intéressantes.
Le retour au répertoire utilisateur peut se faire de maintes façons, je vous laisse choisir la plus rapide ;-) :

user@gnusquad:~/test$ cd
user@gnusquad:~$
user@gnusquad:~/test$ cd ~
user@gnusquad:~$
user@gnusquad:~/test$ cd $HOME
user@gnusquad:~$

Comme vous venez de le voir, « ~ » correspond au répertoire personnel de l’utilisateur en cours (en anglais : sa « homedir») ; par extension nous pouvons suffixer ce « ~ » par le login de n’importe quel utilisateur pour atterrir directement dans son répertoire personnel (pour information : cette donnée se trouve, par défaut, dans le 6ème champ du fichier « /etc/passwd ») :

user@gnusquad:~$ cd ~www-data
user@gnusquad:/var/www$
user@gnusquad:~$ cd ~www-data/blog
user@gnusquad:/var/www/blog$

Imaginons maintenant que nous souhaitions revenir dans le répertoire précédent, deux possibilités s’offrent à nous : une, extrêmement simple et rapide et une autre, plus longue, qui à vrai dire, n’est là que pour vous signaler l’existence de la variable « OLDPWD » qui peut être utile lors de l’écriture d’un script :

user@gnusquad:~$ cd /var/www
user@gnusquad:/var/www$ cd -
user@gnusquad:~$
user@gnusquad:~$ cd /var/www
user@gnusquad:/var/www$ cd $OLDPWD
user@gnusquad:~$

Lorsque vous jonglez avec différents répertoires, il peut être pratique de les assigner à des variables pour ne pas devoir les taper systématiquement. Notez que vous pouvez très bien les utiliser en tant qu’arguments (exemple sur le billet « Modifier le contenu d’une révision dans un référentiel Subversion ») :

user@gnusquad:~$ WWW=/var/www
user@gnusquad:~$ SVN=/var/local/lib/svn/blog
user@gnusquad:~$ cd $WWW
user@gnusquad:/var/www$ cd $SVN
user@gnusquad:/var/local/lib/svn/blog$

Pour récupérer le chemin du répertoire courant dans une variable, on utilisera la commande « pwd » dans un sous-shell « $(xxx) ou `xxx` » :

user@gnusquad:/var/local/lib/svn/blog$ BLOG=$(pwd)
user@gnusquad:/var/local/lib/svn/blog$ BLOG=`pwd`

Une dernière astuce pour clôturer ce billet est l’utilisation d’un nouveau shell ce qui permet d’effectuer tout un tas d’opérations puis de retourner instantanément dans le répertoire précédent en appuyant simplement sur CTRL+D (commande « logout ») :

user@gnusquad:~$ bash
user@gnusquad:~$ cd /var/log/
user@gnusquad:/var/log$ ...
user@gnusquad:/var/log$ ^D (CTRL+D)
user@gnusquad:~$

À titre d’information, il existe 3 commandes dédiées aux répertoires que je n’ai pas présenté parce qu’à mon sens, pas très pratiques. Je vous laisse consulter le manuel de « Bash » pour avoir l’aide des fonctions suivantes : « pushd », « popd » et « dirs ».


mai 03 2008

MySQL : un peu moins ou un peu plus libre ?

Tag: Actualités, Base de données, MySQLSylvain @ 14:15

Mårten Mickos, vice président de la branche base de données chez Sun Microsystems vient d’annoncer à l’assemblée des partenaires de MySQL, que certaines parties du code source seront fermées pour ne les proposer qu’avec MySQL Enterprise, version payante du logiciel éponyme. Cette décision a apparemment été prise il y a plusieurs mois, avant que MySQL AB ne se fasse racheter par Sun en janvier 2008. Toutefois, cette décision pourrait être annulée par la nouvelle société mère qui, au contraire, voudrait libérer du code source, notamment celui lié aux solutions de sauvegardes.

Sources :


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